En c<structi<n



"En c<nstructi<n"




































# Posté le lundi 23 avril 2007 05:39

Neal Valiton

Neal Valiton
Je l'ai appris au stage, en pleine partie de billard
j'ai pris sa comme un déces de plus, les risques sont connus

mé bn sa fout les boules
t'es parti dans ton millieu, laissé ta trace dans l'élement que t'aimais tellement
R I P
Lu.

article de skipass.com
World Tour Freeride - Tignes
Neal Valiton. C'est le nom du jeune suisse de 18 ans décédé pendant la finale du World Tour à Tignes. C'est aussi le premier homme que je vois mourir. En direct. J'utilise le "je" car ce qui s'est passé mercredi 11 avril est devenu une affaire personnelle, intime même, pour tous ceux qui étaient présents au pied de la face de Grande Balme. Nous avons vécu la mort de Neal à la première personne du singulier. Nous avons tous avalé son nom comme une cuillerée de plomb impossible à digérer.

La musique s'assourdit étrangement à l'annonce de l'annulation de la compétition. Le décès de Neal n'est pas annoncé officiellement, mais il est sous entendu dans la voix cassée de Sergio, le speaker. Le vent qui ronflait depuis le matin au départ se tait mystérieusement. Le ciel d'un bleu pur vire au grisâtre. Le soleil devient agressif. Ce n'est jamais un beau jour pour mourir.

Dans ces moments-là on se prend à ressortir des vieux clichés sur la vie, sur la mort. On pense que la faucheuse peut nous reprendre à tout moment, sans prévenir. On pense que la vie est bien fragile. On pense "carpe diem". Et c'est bien la seule fois où les clichés sont utiles : ils parlent quand on ne peut que se taire.

Les visages du public tournent sur leur tige comme des tournesols perdus sans soleil : vers le sol, puis vers la montagne, puis vers les quatre pisteurs qui s'activent autour du corps sans vie de Neal, sur ses mains puis vers son voisin... Il n'y a rien à dire et pourtant il faut continuer à communiquer, alors on se regarde dans les yeux, on se met une main sur l'épaule.

Neal est tombé tout en haut de la face, sur son premier saut, un rocher de 5 ou 6 mètres où la chute est interdite. C'était la ligne de Guerlain, celle qui devait le sacrer, pour la quatrième fois, champion du monde de freeride. Une victoire quasi assurée en guise de couronnement de sa carrière de skieur. On ne sait pas très bien ce qui s'est passé "on ne saura sûrement jamais", dit Guerlain. "Il s'est brisé les vertèbres cervicales sur sa première chute", précise le directeur du service des pistes, Jean-Louis Tuaillon, lors de la macabre conférence de presse.

Ensuite son corps sans vie a glissé mollement avec une petite coulée jusqu'en bas de la face. Il a sauté quelques barres rocheuses et s'est finalement arrêté, après avoir tracé un long sillon dans la neige chaude. "Bouge, mais bouge !" hurle David Allemoz dans la zone d'arrivée en empoignant ses jumelles. "Bouge !". Neal ne bouge pas.

Un pisteur est déposé en hélicoptère en moins d'une minute, puis un second puis un troisième. On commence à sentir que c'est grave, très grave. On parle de massage cardiaque. Le temps est suspendu. Les pisteurs changent de canal sur leurs radios. Dino, l'organisateur, a le visage sombre, il traverse lentement une piste où les vacanciers glissent et rigolent dans la soupe printanière sans se douter de rien pour rejoindre la tente des juges et prendre la décision qui s'impose. L'EC 145, l'hélicoptère des secours, arrive et dépose trois nouvelles silhouettes, dont un médecin qui stoppe, au bout de 30 minutes d'efforts, les tentatives de réanimation. Neal Valiton est mort dans la face de Grande Balme, sous le regard d'une bonne centaine de personnes et des 4 caméras de la production braquées sur lui.

La nouvelle de son décès est annoncée l'après-midi même sur France Info, sur France Inter, ce jeune suisse mort lors d'une compétition de freeride, "dans un itinéraire hors-piste constitué de 500 mètres de dénivelé et d'une pente à 50%". Le soir, France 3 diffuse son reportage. Le lendemain, jeudi, ils en rajoutent un sur les dangers du freeride. La machine à lieux communs est en route. Mais leurs images s'évaporent, elles ne font pas le poids face à celle-ci, celle que les téléspectateurs ne verront pas : celle du caméraman de France 3 qui filme le père de Neal Valiton, à deux mètres, alors que Dino vient juste de lui annoncer la mort de son fils.

Ce mercredi 11 avril devait être le sacre de Guerlain. Une grande fête était prévue au Lagon, "pensez au maillot de bain". Guerlain devait nous faire frémir avec une ligne éclatante. Il devait être la star de la journée. A la place, sa voix brisée devant les caméras porte celle de tout le petit monde du freeride et du ski. Ses mots se frayent un passage difficile vers l'extérieur, voudraient rentrer se terrer dans le bide : "personne ne nous oblige à prendre le départ d'une course freeride. Nous sommes conscients des risques que nous prenons. Je connaissais bien Neal, c'était un skieur expérimenté". Sa voix porte la nôtre, la mienne, toujours nouée autour de ce nom : Neal Valiton.

Guillaume Desmurs

RiDe In PeAcE

# Posté le mardi 17 avril 2007 15:07

Modifié le mardi 24 avril 2007 05:33

skiiiiii

skiiiiii
un ti montag minan ke la saison é finie (presk plu ke 4jour de course é c terminé)
c sur lé course a valtho le girsa é le fédéral jen profite pr faire un tit mot sur le stage ki été vrémen super javé tro pa lgou di aller o debu mé g bien fé!

en kke mots ke seulent ceu du stage peuven comprendr

1er matin stade bien béton cété tro oribl mon genou ma tué tte la journée
nui entiere a debattre sur je c plu kele conerie
michou ki parl russ en dorman
le billard ac lé chosette
clem é sa chute (bon rétablissemen!!!)
l
é gran ac leurs delirs (mdr 24h/24)
montero (on a pa idée dsapeler kom sa)
lé biR, le porto é le v1 blan (mmmh)mé non on lé a pa volés!!! (le mec de dessou a du alluciner)
lé morues ki chialé: tib"ton chien é mor??? mé nan connar il été déja mort bouhouhouh" MDR
le fédéral ac le waterslide
é bien dotr!!!
mer'ci a ts pr ce merveilleu stage

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxpullupxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

# Posté le mardi 17 avril 2007 13:06

Modifié le jeudi 19 avril 2007 14:37

candide invit' 2007

Candide invit' 2007

Pour les égarés, rappellons que Candide Thovex est considéré à juste titre comme l'un des si ce n'est le meilleur skieur freestyle au monde, ce qu'il a encore confirmé cette saison en remportant les X-Games. Originaire de la Clusaz, il y organise chaque fin de saison depuis 5 ans un rendez-vous sur le site magnifique site naturel de Balme...

Un rendez vous, que dis-je LE rendez-vous incontournable de la scène française chaque fin de saison... Ben oui, vous l'aurez noté de vous même : “scène française” parce que même si l'on compte quelques estrangeros (Charles Gagnier, Franck Raymond, JF Cusson, Joe Schuster...), les riders internationaux n'ont pas fait cette année encore le déplacement en masse.

Dommage pour eux parce que le setup était, selon notre avis de vieux routards du Candide Invit', le plus beau qui n'ait jamais été proposé : original, massif, ludique avec en bonus une neige très agréable à rider, résultat des chutes tardives mais providentielles de la fin mars. Le déroulement le même Week End du Jon Olsson Invitational, n'aura sans doute pas aidé, l'événement suédois étant lui aussi un must du Ski freestyle, offrant peut être plus d'opportunités de médiatisation aux riders, du fait d'un format beaucoup plus compact. Peut être, peut être pas, allez savoir, toujours est-il qu'il est dommage de devoir choisir...

Cette année, Candide avait eu la bonne idée de laisser un peu la main sur la construction même des modules ce qui lui a permis de ne pas arriver épuisé sur l'événement, et de skier à son plein potentiel. Et Candide à son plein potentiel, ça claque : il prouve qu'il reste le maître de freestyle, le seul à allier aussi bien technicité, style et déconcertante aisance.
Mais avec 140 riders invités, il n'est évidemment pas le seul à jouer. On aura notamment remarqué les pitreries oldschool de Fab Maierhofer, Pierre Guyot, Paco Garcia et des frangins Diet, le cork 3 superman de Lolo Favre (la photo ne devrait pas tarder), l'amplitude de JL Ratchel, le style des Arnaud's (Rougier et Kugener)... Bref, la liste est longue, que ceux qui ne sont pas cités nous excusent, on les aime quand même très très fort.
La grosse déception du Week End restera quand même qu'aucun rider n'aura réussi à sauter la Grosse Bertha (oui, on sait, cette phrase sonne bizarrement). Alors que le kick trop prononcé envoyait Manu et Baptiste, les 2 crash testeurs du samedi au tapis, 3 mètres trop court sur leur vol, c'est le jour blanc qui sonnait le glas de la Grosse Bertha mouflonnée et de ses 45 mètres le dimanche. Forcément, quand on part pour un tel voyage, on préfère avoir un peu de visibilité.
Il devrait cependant y avoir session de rattrapage cette semaine, ne serait ce que pour que Candide fasse le plein d'images pour sa nouvelle boite de prod'. Serait dommage en effet de ne pas nous faire profiter de ce module unique.
Mais bon, les riders auront pu se rattraper sur les très photogéniques kicks du haut de parcours, le magnifique Hip, le Gap et évidemment le bien nommé Trou de Balme (promis, nous n'y sommes pour rien).

L'autre classique du candide Invitational, c'est la Jib Session en front de neige du village. Cette année, les très faibles conditions de neige en basse altitude ont contraint les organisateurs à proposer un terrain de jeu très réduit : un kick, un très long rail avec quintuple kink si ma mémoire est bonne, un énoooooorme gap to rail et quelques autres petites sucreries (dont la fameuse camionnette Scratch).

Le public n'avait jamais été aussi présent, les riders étaient motivés ( Candide en 810 to rail sur le Gap, Mick Jourdain en double backflip pour ne citer qu'eux) jusqu'à ce que la montée en puissance du spectacle soit stoppée net par un très gros crash du norvégien Gabriel Galardo : il se désaxe trop sur un Cork et chute lourdement, directement sur le plat à coté du kicker quelques 7 mètres plus bas selon notre estimation, pliant en 2 au passage un mat d'oriflamme...
Inconscient pendant plusieurs minutes, Gabriel est évacué, laissant derrière lui, et c'est bien normal, une ambiance glacée, d'autant qu'à ce stade on imagine le pire. Aux dernières nouvelles, le miracle a eu lieu : en observation, le skieur ne souffrirait d'aucune lésion grave.

Enfin, nous manquons un peu d'infos sur le concert de samedi soir (mais vous recommandons en revanche la fondue aux cèpes de La Scierie). Car même si Candide est en passe d'arriver à faire du reggae l'hymne officiel de la Haute Savoie (oui, on sait, un genre musical ne peut pas être un hymne mais bon voilà), du coté de skipass.com ben ce n'est pas franchement notre tasse de thé (le thé, une autre sorte d'herbe qu'on fait infuser). En revanche, Pierre Guyot et Fabien Maierhofer, d'authentiques rastas, nous ont rapporté avec passion que le concert de Mike Rose avait tenu toutes ses promesses, ce qui signe la fin d'un paragraphe avec assurément beaucoup trop de parenthèses.


é sur la tof le jump ou candide c scratché...
candide invit' 2007

# Posté le jeudi 05 avril 2007 14:42

lé risk du métier

lé risk du métier
Voila, ça c'est candide juste avant de se faire descendre en barquette... :-s il a pas passé le plat de la grosse bertha (kick de 50m de table!!!), le choc super violent, tout comme ses cris au moment de l'impact... Il parait que ça serai surtout au niveau du dos, mais pa tro tro de précision pour l'instant...

bon rétablissement candide

après plus de renseignement, ce serai une fracture du bassin mais la colonne n'est pa touché...

lé risk du métier malheuresement...

# Posté le jeudi 05 avril 2007 14:36